Les Ateliers de l’Adaptation au Changement Climatique (AdACC)
4 min
Nouvelle-Aquitaine
Qu’est-ce que c’est ? à quoi cela sert ?
💡 Les AdACC
Un format interactif pour un petit groupe.
Objectif : déclencher la prise de conscience sur la nécessité de s’adapter.
Les AdACC considèrent comme acquis la réalité d’un changement climatique lié aux activités humaines. Si nécessaire, ils peuvent donc être précédés d’ateliers comme La Fresque du Climat, dont la pédagogie a servi d’inspiration aux auteures.
Les AdACC contiennent des éléments scientifiques basés sur le rapport du groupe de travail 2 du GIEC (Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability - publié le 28 février 2022).
Concrètement, pour organiser un AdACC, il faut :
Un animateur préalablement formé, qui dispose des cartes de l’atelier.
3h à 3h30 de temps
Entre 6 et 12 participants
Pourquoi Saintes Grandes Rives, l’Agglo a utilisé cet outil ?
Le PCAET réglementaire a été validé en février 2024. Le volet adaptation au changement climatique, assez succinct sur les vulnérabilités du territoire, pointe principalement sur la ressource en eau et la biodiversité. Le territoire est notamment concerné par les inondations et un risque de baisse de 40% des ressources en eau d’ici à 2050.
Les élus du territoire ont déjà réalisé une Fresque du Climat qui leur a permis de renforcer leur compréhension du volet atténuation du PCAET. Désormais, et en amont de la rédaction du PLUi, Sarah Clamens souhaite les sensibiliser à l’adaptation au changement climatique. En créant un pont entre urbanisme et adaptation au changement climatique, ce nouveau document réglementaire en discussion est l’occasion de réfléchir et de planifier une partie de la stratégie d’adaptation du territoire.
Comment s’est passé l’organisation de l’atelier ?
Sarah a été accompagnée par un animateur de l’atelier avec 2 visio préparatoires d’environ 1h30 chacune :
La 1ère sur l’explication du déroulé et la clarification des objectifs de chaque phase ;
La 2nde sur l’identification des enjeux prioritaires du territoire, en s’appuyant sur le diagnostic de vulnérabilité, les priorités politiques et la connaissance des chargés de mission de leur territoire.
Lors de ces 2 ateliers, plusieurs enjeux ont été identifié : qualité de vie des habitants en lien avec le bâti, qualité de vie en lien avec le cadre de vie, réflexion sur l’impact des crues et l’accès à l’eau (quantitativement et qualitativement). Les enjeux ci-dessus ont été utilisé comme cas d’étude pour la seconde séquence de l’atelier : l’expérimentation de la méthode.
Les aspects organisationnels sont de la responsabilité de la collectivité : réservation de la salle, invitation des élus et relances. Pour maximiser leur présence, Sarah a axé sa communication sur le fait que cet atelier s’inscrivait dans le cadre du travail sur le PLUi.
Ce travail de mobilisation a permis de réunir 35 élus (prioritaires à l’inscription) et 8 techniciens.
Pour fonctionner avec les agendas très remplis des élus, l’atelier a été réalisé de 17h à 20h.
Les apprentissages de cette rencontre
Le format d’atelier en intelligence collective permet de faire passer des messages clés de manière ludique.
L’atelier propose d’évaluer les solutions choisies par les participants sous le prisme d’une analyse multi-critères (cf. image). C’est une bonne pratique qui est également proposée dans la démarche TACCT, lors de l’élaboration des trajectoires. Selon la grille utilisée, il convient de se mettre d’accord collectivement sur les critères d’évaluation.
Il est utile de ne pas cantonner l’adaptation au changement climatique au PCAET. Le PLUi est particulièrement concerné du fait des liens étroits entre impacts du changement climatique et problématiques d’aménagement du territoire. Pour les élus, c’est un sujet plus concret que l’adaptation seule. Dans l’idéal, quasiment tous les documents de planification devraient prendre en compte le climat qui change : c’est un “réflexe adaptation” qui est à distiller partout.
Les élus de l’EPCI sont repartis avec la méthodologie, il reste toujours à embarquer les élus locaux. Une clé de réflexion de Sarah Clamens est de réaliser cet atelier à une échelle communale en travaillant sur des enjeux plus précis et encore plus localisés : cela permettra de mieux faire valoir les travaux réalisés par l’EPCI.
En conclusion : la sensibilisation un préalable qui peut vous aider sur le temps long.
Il y a un véritable enjeu à faire comprendre l’importance de l’adaptation au changement climatique à vos élus et services techniques, sans un minimum de compréhension de pourquoi il est nécessaire d’agir, il vous sera difficile de mobiliser et donc de mettre en oeuvre une stratégie à la hauteur des ambitions.Pour éviter un énième atelier qui n’abouti à rien de concret, un atelier de sensibilisation (qu’importe son format) doit être suivi par des prochaines actions concrètes.